Antoni Clavé au musée Rigaud de Perpignan

Février 1939, la chute de Barcelone provoque un exode sans précédent. Près d’un demi-million de personnes fuient l’avancée des troupes franquistes et franchissent les Pyrénées. C’est la Retirada. Antoni Clavé fait partie des refugiés qui débutent leur exil en France par un internement dans des camps des Pyrénées-Orientales. En février 2019, la commémoration de la Retirada est le point de départ d’une exposition qui lui est consacrée au musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan. Elle propose de (re) découvrir le parcours singulier de cet artiste : la guerre d’Espagne, l’arrivée à Perpignan et l’exil pour une nouvelle vie.

Guerrier noir ; 1958 ; Huile sur toile ; 150 x 140 cm

Le parcours de l’exposition Clavé sur le front de l’art présente soixante-dix ans de création : des affiches de cinéma créées au milieu des années 1930 à Barcelone, ses premières œuvres parisiennes influencées par Bonnard et Vuillard, les rois et guerriers qui ont fait sa gloire, des hommages au Greco, des « papiers froissés » et enfin des grands formats des années 1990-2000. La figure du guerrier, en peinture et en sculpture, témoigne de l’évolution stylistique et technique de l’artiste. Par-delà les médiums et les styles, Clavé ne renonce jamais totalement à la présence humaine, y compris dans l’abstraction et les révolutions artistiques qui ont jalonné tout le XXe siècle.

Vue de l’exposition

 

 

 

Des prêts exceptionnels du Centre Pompidou, du Musée d’art moderne de Paris, du musée d’art contemporain de Barcelone, du Musée national Reina Sofia de Madrid ou encore de la Généralitat de Barcelone offriront aux visiteurs une sélection d’œuvres majeures de l’artiste.

    Toujours sans titre ; 1984 ; Huile, acrylique et collage sur papier marouflé sur toile © Musée Picasso, Antibes

 

Clavé sur le front de l’art ; 2 février – 12 mai 2019

Musée Hyacinthe Rigaud, Perpignan